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Journal de bord des délégué-e-s

19 avr

VENDREDI 19 AVRIL

De Palestine- Jour 5 – Échanges avec les enfants du camp de réfugiés de Aida

MERCREDI 18 AVRIL

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MARDI 17 AVRIL

Compte-rendu du Jour 3 en Palestine:

De Palestine - Enfance en Palestine – "Imagine un pays sans armée!"

De Palestine – Les sons du jour 3

18h00, Montréal — Charlotte Gaudreau-Majeau déportée par le gouvernement israélien

C’est avec ses seuls vêtements de prison que la jeune Québécoise de 19 ans, Charlotte Gaudreau-Majeau, a été embarquée de force sur un vol à destination de Paris par les autorités israéliennes.

« Les gardiens m’ont fait sortir de la cellule sous prétexte d’un examen médical, mais une fois sortie, ils m’ont mis des chaines aux pieds et menottée, puis les gardiens qui m’entouraient m’ont dit que je n’avais pas le choix, ils allaient me forcer à monter dans l’avion », témoigne la jeune Québécoise en débarquant de l’avion, à l’aéroport Charles de Gaulle à 23h30 (heure de Paris). "

Lire la suite du Communiqué – Charlotte Gaudreau-Majeau déportée par le gouvernement israélien Lire la suite 

Message de Helmi Araj, Center for Defense of Liberties and Civil Rights "Hurryyat" Palestine- Ramallah

19 avr

Voici le mot que nous avons reçu de la part d’Hurryyat (un des partenaires palestinien de la mission Bienvenue Palestine), suite au nôtre qui leur annonçait que nous ne pourrions pas les rencontrer. Notez à quel point les Palestiniens gardent le moral malgré les conditions extrêmes auxquelles ils sont soumis et l’importance qu’ils accordent au réseau international de solidarité:

À : Diane Lamoureux
Objet : Re: RE : مركز الدفاع عن الحريات والحقوق المدينة: Visit in Ramallah

Dear Diane,
Please allow me to present my great appreciation for the troubles that you had to go through to support our prisoners.
what happened is a clear evidence that the Israeli occupation does not only insult the Palestinians but blatantly insults the European, Canadian and American people as well.
We are certain that the bad experience with the Israeli occupation that you had to go through will only increase your determination to support that Palestinian people’s struggle against the occupation.
The actions that you implement in solidarity with the Palestinian political prisoners are of great importance, especially those in front of the Israeli consulates in your countries, since it sends a clear message to the world about the condemnation of the human rights violations against Palestinian prisoners, and we consider it as powerful as the planned visit to Palestine.
It’s appropriate to note that the General Secretary of the World Federation of Trade Unions Mr. George Mavrikos, promised through his visit to Palestine last month with his other colleagues that many events are taking place on the Palestinian Prisoners Day in solidarity with the prisoners on hunger strike.
We hope that you will continue your support to this important issue since we believe that this hunger strike battle is the strongest and toughest in the history of the Palestinian prisoners movement struggle.

Thank you again and hope we’ll meet you soon in Palestine.

My best regards,

Helmi Araj
Executive Director
Center for Defense of Liberties and Civil Rights "Hurryyat"
Palestine- Ramallah
www.hurryyat.net

Mario Dion raconte comment il a été déporté d’Israël le 15 avril

17 avr

Introduction

Le présent texte retrace mon expérience de quelques minutes (environ deux heures) à l’aéroport de Tel-Aviv. Il s’agit d’un document descriptif qui essaie de coller à la réalité. Cet exercice m’apparaît important. Car le conflit entre la Palestine et Israël est truffé de mythes, de désinformations, de propagande, etc. qu’il vaut la peine de faire un effort pour bien décrire les faits. C’est dans cette perspective que ce texte fut écrit.

Chronologie des événements

Le 14 avril 2012, je suis parti d’Ottawa vers 16h00 en direction de Toronto. Vers 17 h, j’étais à l’aéroport de Toronto pour un transfert vers Vienne. Vers 15 h, heure locale de Tel-Aviv, je faisais face à la douane.

À la douane de Tel-Aviv, je rencontre un douanier qui parle français. Il était très sympathique. Il commence à me poser la question : ce que je viens faire en Israël? Je lui réponds que je viens faire du tourisme. Puis, il m’a demandé où j’allais. Je lui ai dit que j’allais à Bethléem. Son visage a changé. Il m’a demandé qu’est-ce que j’allais faire là-bas. Je lui ai dit que j’allais participer à la construction d’une école pour une ONG qui s’appelle Enfant, jeux et éducation. Il m’a demandé si j’avais une lettre de l’ONG. J’ai dit oui. Je lui ai donné la lettre d’invitation. Sans plus de détails, il m’a demandé de le suivre. Je lui ai demandé pourquoi je devais le suivre. Il m’a répondu : « un problème politique ». Il a remis mon passeport à un agent de sécurité et il est parti en s’excusant.

Les agents m’ont demandé de m’asseoir dans une salle. Après quelques minutes, on m’a transféré dans une autre salle. Dans cette salle, plusieurs policiers ou militaires étaient assis. Je suppose que c’était pour impressionner… Ça n’a pas fonctionné avec moi. On a demandé de déposer mon bagage à main dans un bac. (Mon sac à dos était aussi là, mais il avait disparu après ma fouille)

Puis, on m’a transféré dans une petite salle où je devais déposer toutes mes affaires sur moi dans un autre petit bac en plastique. Après le dépôt, toutes mes affaires ont disparu. On a commencé à me fouiller des pieds à la tête. Après la fouille, on est revenu avec mes affaires. J’ai repris toutes mes affaires.

On m’a invité à revenir dans la salle où j’avais vu les policiers\militaires. Surprise, il n’y avait plus de militaires sauf deux jeunes femmes. (Cette surprise confirme, à mon avis, le théâtre de l’intimidation). L’une d’entre elles m’a fait un clin d’œil. J’ai compris qu’elle était de la mission Bienvenue Palestine.

Dans cette salle, je retrouve toutes mes affaires de mon sac à main pêle-mêle dans un bac en plastique. Il avait tout enlevé. Je devais tout replacer. En refaisant mes affaires, j’ai senti qu’un agent de sécurité était impatient. Il voulait que j’aille plus vite. Je ne savais pas pourquoi. J’ai compris plus tard.
On est sorti de la salle, j’ai posé la question : pourquoi me faisait-on tout cela? L’agent m’a dit qu’il n’y avait pas de raison à donner.

On s’est mis à marcher vite. Je ne savais pas où nous allions. Puis, j’ai compris qu’on voulait me remettre sur un avion. J’ai reposé la question pourquoi, vous faites tout cela? La réponse de l’agent fut différente. «Bethléem ce n’est pas Israël. C’est la Palestine.» C’est ce que j’ai compris avec mon pauvre anglais…

On est finalement arrivé au poste d’embarquement de ma compagnie d’aviation, Austrian Arline. L’hôtesse a donné un billet d’avion à l’agent de sécurité. J’ai demandé où sont les autres billets pour Vienne et Toronto. On m’a dit qu’on me donnerait le tout à Vienne.

Quand je suis entré dans l’avion, j’ai reconnu l’hôtesse de l’air. C’était la même que sur mon vol. J’ai saisi que je reprenais le même avion. L’agent a donné mon billet et mon passeport à l’hôtesse de l’air. Celle-ci m’a indiqué que j’avais le siège A35. Je suis parti en direction de mon siège. Tous les passagers étaient assis. J’ai saisi qu’on m’attendait. Combien de temps? Je ne sais pas. Chose certaine, les autorités israéliennes ont retardé le vol de cet avion à cause de moi. C’est assis sur mon siège que j’ai compris que l’agent était pressé à cause de l’avion. Sinon, il aurait été obligé de me garder à l’aéroport ou en prison pour me mettre sur un autre vol le lendemain ou plus tard.

Après le départ de l’avion, je n’étais pas content qu’on garde mon passeport. Je suis retourné voir l’hôtesse pour avoir mon passeport. Elle a refusé. Elle me dit qu’elle n’avait pas le droit de me le donner.

À mon arrivée à Vienne, j’ai compris pourquoi. Deux policiers d’Autriche m’attendaient. Les deux policiers avaient mon passeport. Ils m’ont demandé de les suivre. Je suis conduit dans un bureau de la police. J’ai demandé qu’est-ce qu’ils avaient contre moi. Ils m’ont dit qu’ils font des vérifications. Après quelques minutes, ils m’ont redonné mon passeport, en me disant qu’ils ne comprenaient pas pourquoi j’avais été expulsé d’Israël. Ils m’ont conduit au bureau de la compagnie d’aviation pour prendre des arrangements.

Au bureau de la compagnie, j’ai demandé un remboursement de mon billet. J’ai posé la question, pourquoi la compagnie a accepté mon expulsion. Ils m’ont dit que ce n’était pas de leur responsabilité. J’ai expliqué que ce n’était pas la mienne non plus. Ils pouvaient me faire payer 2000 euros pour les changements à mon billet. Ils m’ont offert des changements pour 500 euros. J’ai refusé. J’ai dit que c’était inacceptable. Après une longue discussion et des pourparlers en allemand entre eux. Ils m’ont dit qu’il allait faire une exception à cause de la situation particulière. Ils me demandent 185 euros. J’ai tenté de négocier pour 100 euros. Rien à faire! C’était à prendre ou à laisser. J’ai payé les 185 euros.

Comme on m’avait dit que mon sac à dos était dans l’avion. Je suis parti pour chercher mes bagages. Au poste de récupération des bagages, on me dit qu’on n’a pas mes bagages. On me dit que mon sac à dos est probablement à Tel-Aviv. L’hôtesse m’a imprimé mes billets pour Toronto et Ottawa. Il me restait à attendre mon départ pour Toronto.

Vers 10h30, le 16 avril 2012, j’embarque dans l’avion pour Toronto. À Toronto, je n’ai aucun problème avec les douanes canadiennes. Je transfère vers Ottawa. J’arrive à Ottawa vers 17h30 heure locale.

(Pour ceux et celles qui veulent lire ma réflexion sur cette expérience (au sens large du terme), vous pourrez lire un autre document qui donne plus une réflexion sur l’ensemble.)

Mario Dion

Le 17 avril 2012

Appuyez Charlotte!

16 avr

Charlotte Gaudreau-Majeau, en compagnie d’une trentaine d’autres femmes, est incarcérée au centre de détention de Givon. Elles ont pris la décision de refuser d’être déportées et continuent d’exiger d’être libérées pour atteindre Bethléem. Charlotte a reçu une visite de la Consule canadienne et celle-ci s’est engagée à venir la visiter quotidiennement.

Nous invitons la population et toutes les organisations à dénoncer les gestes d’Israël et à nous faire parvenir des messages de solidarité à l’intention de Charlotte. Nous tenterons de lui les faire parvenir pour qu’elle conserve un bon moral et que nous puissions l’aider à réaliser son rêve d’aider les jeunes de la Palestine à enfin connaître le droit à l’éducation.


En direct de Paris

16 avr

Les Québécois bloqués à Paris, ne lâchent pas et se mobilisent pour faire valoir leurs droits.

Voici les messages, envoyés par Jean-Paul Cyr, retraité québécois, qui en témoignent:

2ème message ce matin:

"Tres bonne nuit de sommeil  qui retape son homme.  Helene, une militante de Bienvenue Palestine, nous a heberge chez elle (Marjo et moi). J,ai dormi sur un excellent fli-flap au 9e etage d,un HLM qui me donnait une belle vue sur la ville dont ce cher Eiffel.  Bon vent froid sur Paris hier mais soleil sans vent ce matin avec magnifique ciel bleu.  Nous comptons tenter d,aller a l,ambassade israelienne aujourd,hui tout comme a celle du Canada pour demander des explications. Si Israel nous enleve sur sa liste noire, Air France est pret a nous permettre de prendre l,avion pour Tel-Aviv a la premiere occasion. Nous avons peu d,espoir vs la demarche a l,ambassade israelienne mais nous tentons.  Ne serait-ce que pour aller au bout de l,action entreprise…   Les Français sont actifs a poursuivre ici des actions de solidarite pour la cause. Nous nous joignons a eux dans la mesure ou il ne s,agit pas d,occupation auquel cas il n,est pas indique d,y etre  vu que nous sommes des etrangers (on serait vite expulse).

Notre point de ralliement est a la Librairie Resistance pres du metro Brochant (cf Google). C,est de la que ce mot t,est adresse ce matin apres un cafe-croissant dans un petit cafe parisien typique (tu vois…, nous goutons a la vie du coin).

…a suivre donc."

1er message à 19h (France):

…a Paris pour y passer la semaine.  Avec 5 autres de mes collegues…  Beaucoup de negos, de parlementeries, de dialogues de sourd entre nous et les autorites d,Air France autant a Dorval qu,a Paris… mais en vain.  Les consignes etaient claires, fermes et inebranlables entre Israel et les cies.  Impossible d,aller plus loin que Paris pour nous 5.  Pourquoi nous?    Impossible d,en savoir davantage. Refus categorique d,ecrire quoi que ce soit. Notre billet de retour a pu nous etre preserve apres insistance.

                 Je t,embrasse ma belle…
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