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De retour de Palestine – "Du bétail, vous dites?"

24 avr

« Nous sommes comme du bétail ».

Une dame à l’aéroport de Montréal lance cette phrase à la blague alors que nous patientons pour passer les douanes.

Du bétail, vous dites? ai-je envie de lui demander. Vous n’avez jamais passé le check point de Rachel long de 500 mètres! Il sépare Bethleem, en Palestine, de Jérusalem, qu’Israël a unilatéralement décrété territoire israélien. Là-bas, vous êtes plus que du bétail, Madame, vous êtes une bête marquée au fer dont on ravive la plaie au moins une fois par jour.

Pour traverser du côté « israélien », les Palestiniens doivent s’enfoncer dans un tunnel de métal grillagé long de plus de 100 mètres qui débouche sur une porte en tourniquet, comme celles que l’on voit dans certaines stations du métro de New York.

C’est là que les problèmes commencent, Madame. D’une part parce que, comme le tunnel peut contenir trois personnes bien tassées sur sa largeur, elles doivent jouer du coude pour passer le premier au tourniquet. D’autre part, parce que de l’autre côté se tient un soldat derrière une fenêtre pare-balles, un blanc-bec formé pour narguer les résidents qui devront lui montrer leur identité.

Des ordres du genre : « Face au mur » ou « Tais-toi, c’est moi qui ai tous les pouvoirs ici » sont ici de la simple routine.

Une fois cette épreuve réussie, le Palestinien doit passer à nouveau un tourniquet, traverser un stationnement et entrer dans un autre bâtiment. Là, à droite, trois entrées sont séparées les unes des autres; on dirait des cellules de prison. Au-dessus de chacune, une lumière rouge et l’autre verte pour indiquer si l’accès est ouvert. C’est ici qu’on passe au peigne fin, comme dans un aéroport. Il faut retirer la monnaie de nos poches, déposer les sacs que l’on transporte puis passer nous aussi à travers un détecteur. Savez-vous c’est quoi se sentir comme un suspect chaque jour de votre vie, Madame?

La sortie du checkpoint de Rachel

J’ai envie de vous raconter l’anecdote de Fadi : « Un jour, j’ai fait sonner l’appareil. La jeune soldate m’a donc demandé de retirer ma ceinture. Quand je suis repassé, ça a de nouveau sonné. Elle m’a ordonné de retirer ma chemise mais, rien à faire, j’ai à nouveau déclenché la sonnerie. Elle m’a alors dit que je devais ôter mes pantalons. Enfin, je ne sonnais plus. Je la regardai et lui dit : « C’est quand même incroyable, tu ne trouves pas, qu’on en soit rendus là? Dans un autre contexte, j’aurais peut-être pu t’inviter à prendre un verre ». Elle m’a alors lancé : « Ne me parle pas comme ça » et m’a obligé à rester debout, avec pour seul vêtement mon caleçon, pendant 45 minutes tandis que les gens continuaient à défiler devant moi. »

Ça, Madame, c’est ce qu’on appelle être traité comme du bétail.

Ces 40 minutes que vous et moi avons passées en file pour atteindre les douanes, ces 40 minutes contre lesquelles vous pestiez à grands coups de soupirs, ne sont rien à comparer à ce que les Palestiniens endurent quotidiennement. Saviez-vous qu’un ouvrier qui se rend à Jérusalem pour sa journée de travail doit se pointer au « tunnel de bétail » à 3h du matin s’il veut être sûr de se rendre à temps pour son quart de travail?

Idem pour les musulmans qui veulent se rendre à temps pour la prière à la mosquée Al-Qods de Jérusalem, la 2e en importance après la Mecque. Le harcèlement dont ils font preuve est constant, comme nous l’a confirmé un des délégués du Québec faisant partie du nombre vendredi matin. Il y allait pour réaliser à la fois un devoir de musulman et un rêve de longue date, rêve désormais teinté d’un sentiment d’injustice et de colère…

Permettez-moi de vous rassurer : en tant qu’étranger muni d’un passeport canadien, nous ne risquions rien, sauf de devoir patienter comme tout le monde et d’être témoin de ces injustices. Le Palestinien, lui, n’a aucun droit à l’erreur…

En plus de devoir trainer une carte d’identité verte qui sert uniquement pour la police palestinienne, il doit aussi conserver en tout temps sa carte magnétique renouvelable aux 2 ans et qui contient ses empreintes digitales, son casier judiciaire le cas échéant et toutes ses actions passées, aussi banales que des déclarations faites dans les médias. Il a osé critiquer les actions d’Israël? Ce faux-pas risque fort de l’empêcher d’obtenir le permis lui donnant droit d’accès au sol « israélien ».

Du bétail, que l’on souhaite bien docile.

Madame, je compatis avec vous. Vous avez hâte d’arriver dans le confort de votre maison, de déposer vos bagages, de serrer vos petits-enfants dans vos bras. Patienter 40 minutes, c’est vrai que c’est une éternité pour nous. Mais bon, nous revenons de l’étranger, n’est-ce pas la moindre des choses d’être obligées de passer les contrôles douaniers?

Voilà où le bât blesse : ces Palestiniens dont je vous parle ne sont pas en voyage, ils sont chez eux! Et si je vous disais que des 600 check points et barrages routiers qui existent en Palestine, 36 seulement étaient situés le long de la ligne verte (la frontière que les Nations unies a tracée pour délimiter le nouveau territoire d’Israël)? Vous l’aurez compris : 95 pourcent de ces barrages sont érigés en sol palestinien. Autant d’occasions d’user les nerfs, d’humilier et de contrôler les déplacements de ces personnes jugées inférieures et qui sont – j’insiste – de leur plein droit chez elles! Pourquoi tant de sécurité, me demanderez-vous? Pour protéger des colons, des personnes qu’Israël importe de la grande ville et de l’étranger, afin d’occuper les terres du peuple palestinien.

Quand on se compare…

Une déléguée de Bienvenue en Palestine-Québec

 

P.-S. – Juste devant moi dans la file pour passer les douanes à l’aéroport de Montréal, un juif avec tout son attirail caractéristique, et moi, vêtue d’un t-shirt marqué Palestine. Un observateur de la scène aurait pu y voir l’œuvre cynique du hasard. Ça n’a rien à voir. Le conflit israélo-palestinien n’en est pas un de religion. C’est tout un système d’apartheid savamment mis en place et libre de poursuivre malgré les accrocs au droit international que mène l’État d’Israël. C’est ce que nous, comme délégués de Bienvenue en Palestine, dénonçons. L’apartheid en Afrique du Sud est fini. Lorsqu’on cessera d’opposer injustement juifs et musulmans, lorsque les médias cesseront de perpétuer ce faux débat que nous rabâche Israël pour justifier l’injustifiable, l’apartheid en Palestine pourra aussi être chose du passé.

 

Les photos avec ce mur dont le toit s’incline sont celles du mur qui protège une autoroute réservée uniquement aux colons. Les israéliens ont coupé une route qui reliaient Bethléem à d’autres villes de la Palestine (photo ci-jointe). Plutôt que de faire 300 mètres pour atteindre le prochain village, les Palestiniens doivent dorénavant faire un détour de 15 minutes.

Ici, une maison collée sur cette nouvelle autoroute, au bout donc d’un cul-de-sac créé de toutes pièces par Israël. Les résidents de cette maison sont des résistants. Ils demeurent là malgré l’horrible mur qu’ils ont comme nouveau voisin.

 

 

En vrac, des photos des checkpoints et de ce mur honteux, prises par les délégué-e-s:

De Palestine – Jour 5 – Échanges avec les enfants du camp de réfugiés de Aida

21 avr

Les délégué-e-s de Bienvenue Palestine avait apporté dans leurs sacs du matériel scolaire, qu’ils ont distribué hier à l’école du camp de réfugiés de Aida. Comme cadeau canadien, les enfants ont également pu gouter au sirop d’érable. Par la suite, les enfants et les délégué-e-s ont réalisé une murale, pleine de paix et d’espoir, qui, encore une fois, démontre l’importance de la solidarité internationale pour les Palestiniens.

 

Message de Helmi Araj, Center for Defense of Liberties and Civil Rights "Hurryyat" Palestine- Ramallah

19 avr

Voici le mot que nous avons reçu de la part d’Hurryyat (un des partenaires palestinien de la mission Bienvenue Palestine), suite au nôtre qui leur annonçait que nous ne pourrions pas les rencontrer. Notez à quel point les Palestiniens gardent le moral malgré les conditions extrêmes auxquelles ils sont soumis et l’importance qu’ils accordent au réseau international de solidarité:

À : Diane Lamoureux
Objet : Re: RE : مركز الدفاع عن الحريات والحقوق المدينة: Visit in Ramallah

Dear Diane,
Please allow me to present my great appreciation for the troubles that you had to go through to support our prisoners.
what happened is a clear evidence that the Israeli occupation does not only insult the Palestinians but blatantly insults the European, Canadian and American people as well.
We are certain that the bad experience with the Israeli occupation that you had to go through will only increase your determination to support that Palestinian people’s struggle against the occupation.
The actions that you implement in solidarity with the Palestinian political prisoners are of great importance, especially those in front of the Israeli consulates in your countries, since it sends a clear message to the world about the condemnation of the human rights violations against Palestinian prisoners, and we consider it as powerful as the planned visit to Palestine.
It’s appropriate to note that the General Secretary of the World Federation of Trade Unions Mr. George Mavrikos, promised through his visit to Palestine last month with his other colleagues that many events are taking place on the Palestinian Prisoners Day in solidarity with the prisoners on hunger strike.
We hope that you will continue your support to this important issue since we believe that this hunger strike battle is the strongest and toughest in the history of the Palestinian prisoners movement struggle.

Thank you again and hope we’ll meet you soon in Palestine.

My best regards,

Helmi Araj
Executive Director
Center for Defense of Liberties and Civil Rights "Hurryyat"
Palestine- Ramallah
www.hurryyat.net

De Palestine – Jour 4- La construction de l’école commence – Grandir en humanité

19 avr

Au rez-de-chaussée d’un bâtiment abandonné depuis plus de 15 ans, une école maternelle sera construite, la force de travail des déléguéEs de 8 pays différents, ayant participé aujourd’hui, comme prévu à l’opération internationale Bienvenue en Palestine, à sa construction.  Une école où les enfants, les parents, la communauté sont impliqués et s’investissent en temps et en mettant à profit leurs compétences personnelles et professionnelles pour la réalisation du projet. De plus, les voyageurs qui s’arrêtent à l’auberge de jeunesse attenante (artistes, dentiste, menuisier, gens de théâtre et du cinéma, ingénieur, architecte, etc.), peuvent mettre eux aussi leurs compétences à la disposition des enfants de l’école. Une école alternative qui diffère de façon importante avec les écoles palestiniennes habituelles et qui poursuit l’objectif de fournir à la communauté, un cadre pédagogique axé sur la conscience que les enfants doivent grandir en humanité.

En matinée, les délégués ont relevé leurs manches et participé au grattage des murs, afin de mettre à nu les murs de pierre et préparer la transformation de l’école. Il faut préciser que ce bâtiment à des particularités importantes… tout d’abord les deux étages ont des vocations différentes, alors que le premier étage est abandonné depuis plus de 15 ans et que le second étage est occupé par une prison pour détenus de droits commun. Une prison que la communauté tente depuis plus de vingt ans de relocaliser ailleurs, puisque elle est à proximité d’écoles primaires et située en plein centre d’un quartier familial.

À terme, la communauté fait le pari qu’une fois que l’école aura été construite et que la communauté pourra compter sur une école alternative de qualité et prise en charge par cette même communauté, il n’y aura d’autres choix logiques que de déménager la prison.

Les délégués ont donc gratté les murs de son enduit plâtré, qui toussant, crachant tout en pestant contre cette poussière dense pire que le simoun. Nous avons tous et toutes vécu plusieurs moments cocasses ou simplement d’entraide entre les déléguéEs, dont le travail permettra la création d’une maternelle et, du même coup à l’agrandissement de l’auberge de jeunesse. Des rires aussi qui ont égayé les murs de l’école, comme des enfants en classe d’art plastique, se salissant pour une création collective, un travail important de fin d’année.

Quelques citations des participantEs :

M. "Après avoir rencontré plein de monde depuis que je suis ici,  puis avoir vu plein de réalités difficiles, ca a fait du bien de faire quelque chose qui avait, à la base, motivé ma décision de participer à la campagne Bienvenue en Palestine. Ce bout humanitaire du projet, c’est ce qui m’avait allumé initialement. De participer donc à ce projet, de travailler physiquement, j’avoue que ça a fait pas mal de bien. Aussi, en prenant une pause, j’ai regardé autour de moi : de voir à peu près toutes les délégations en train de travailler, de piocher un marteau à la main, dans la poussière, tout le monde toussait, ça piquait des yeux… je trouvais cela bien touchant."

A. "C’est plutôt symbolique, les Palestiniens travaillent beaucoup mieux que nous. Mais quand même c’est important pour nous de faire 2 heures de travail physique pour une bonne cause après tous ces rendez-vous et de parler à ces ouvriers, c’est important. On ne s’est pas dit grand-chose car ils parlaient l’arabe et moi pas. Mais quand même avec les yeux des fois on parle plus qu’avec les mots !"

T. "Je me sens comme une statue de plâtre, à l’intérieur comme à l’extérieur. Et les yeux, c’est le pire, mais bon, j’avoue que ca fait du bien. On se donne. Allez, un coup pour les gens qui ne sont pas passés a l’aéroport ! Un autre coup pour le gouvernement israélien…" 

T. "On s’est bien défoulé. Quand j’étais en train de casser les pierres, j’imaginais un soldat israélien avec son casque et chaque coup, j’enfonçais un peu plus le casque et puis ce soldat devenait finalement un être humain."

L. "J’ai l’impression que ce travail physique a davantage tissé les liens entre les différentes délégations présentes. On travaillait en équipe avec nos masses afin de trouver des moyens de démolir le mur de manière plus efficace, on se relayait pour transporter tous les morceaux de plâtre à l’extérieur, tout le monde portant foulard, masque sur le visage, tout le monde complètement couvert de blanc, les vêtements comme les cils. On a « vargé », on a ri, on s’est encouragé, on s’est relayé. Tout ça, pour les enfants mais je pense aussi, pour nous."

Après ces travaux manuels, nous avons été conviés à visionner un court film de fiction, scénarisé et produit par les enfants de l’école. La colère de Robert, cliquez ici pour le visualiser, s’attarde selon la perspective des enfants eux-mêmes, à la colère que tout un chacun peut ressentir à un moment ou l’autre dans sa vie. Un film adapté de la nouvelle : « Grosse colère » de madame Lallancé et diffusé par l’école du Petit Prince, le nom de l’école que  l’opération Bienvenue en Palestine 2012 est venu supporter.

Les déléguéEs ont par la suite discuté du projet, de son contexte politique et social et des enjeux qui se pose, pour les quelques mois à venir.

Il y a en Palestine, deux systèmes d’éducation : l’un public et sous la gouverne de l’ONU et l’autre privé, supporté financièrement de façon importante par les parents. Les parents choisissent d’envoyer leurs enfants au privé, car cela relève du principe que dans ces écoles, les enfants auront l’opportunité de développer des compétences sociales importantes et une ouverture sur le monde. Le projet scolaire, en ce sens reprend plusieurs aspects primordiaux aux yeux des citoyens de Bethléem, une école communautaire ouverte et portant des valeurs humanistes et de tolérance, ce qui peut être un avantage indéniable pour les enfants dans un pays en guerre ou occupé. Peuple résilient s’il en est un, rappelons que, au cours de son histoire, la Palestine a été envahie 36 fois par divers occupants. L’un des impacts et ce qui définit et qui constitue les paramètres de système public géré par l’ONU, est que la totalité des écoles sont construites sur le même modèle architectural, ce qui donne lieu à des aberrations en terme de pédagogie ou d’environnement d’apprentissage pour les enfants. L’équipe de l’École, le Jeu et l’Éducation (E.J.E.), s’est donné la mission de briser les barrières structurelles et d’innover en matière de construction de complexe scolaire, complexe qui recevra plus de 1000 jeunes de 6 à 16 ans.

Différentes étapes sont nécessaires à la réalisation de ce projet communautaire structurant  puisque l’implication des enfants et des parents est essentielle, voire même au cœur de la vision que la communauté a développé, ils sont partie prenante de toutes les étapes de la conception et de la réalisation.

Il a tout d’abord fallu choisir le concept architectural, qui correspond le plus aux valeurs du projet. Un projet dont les prémisses de base se fondent sur l’inadéquation de ce qui se fait actuellement sur les territoires et dans les camps de réfugiés.

Les écoles qui ont été construites ont un modèle simple et une conception architecturale encore plus simple : une classe pouvant être considérée comme une boîte rectangulaire ou carré où seront entassés les élèves en processus d’apprentissage, il n’y a qu’à assembler plusieurs de ces boîtes sur différents étages et d’y adjoindre une cour, aire de jeux collectifs pour tous les élèves. De plus, comme l’école doit non seulement recevoir les élèves mais aussi les protéger, il n’y a qu’à mettre des structures de béton sans trop de fenêtres et le tour est joué.

De son côté, le projet alternatif se fonde sur d’autres prémisses qui ont de fait, un impact sur l’architecture, sur l’aménagement du complexe scolaire et reflète la pédagogie. Comme le groupe désire avoir une école ouverte sur le monde ainsi qu’une école qui protège les enfants, l’architecture doit se plier à ces contingences. Premier impact, le concept architectural travaillera le lien entre l’intérieur et l’extérieur, c’est-à-dire que l’environnement externe devra être visible et disponible pour les besoins de l’école. L’architecture devra aussi s’adapter à son environnement et non le contraire. Les oliviers sur le site seront intégrés au complexe plutôt qu’arrachés.

Les participants au projet ont de plus insisté pour imposer la démocratie dans les classes et dans l’enseignement. La vision portée par la communauté est à l’effet que les salles de classes, doivent s’adapter et favoriser la participation démocratique de tous les acteurs du projet scolaire; les enfants, les enseignants ainsi que les parents. Comme la conception plus classique et formelle des écoles, constituée de rectangles ou de carrés empilés les uns sur les autres ne permet pas de répondre à cette vision, une autre forme géométrique a été choisie, l’hexagone. L’assemblage de cette forme plus ouverte, permettra de mieux adapter l’enseignement et la dynamique de groupe aux principes démocratiques.

Enfin chacun de ces espaces de classe sera jouxté à un jardin collectif, à différents espaces plus petits, gérés par les groupes classes. L’ensemble des classes seront assemblées et réunies  autour de grands espaces collectifs qui serviront d’aire de jeu et de cour d’école.

En conclusion, les participantEs au projet ont constaté que ce projet de construction d’un complexe scolaire novateur et communautaire pourra être un apport indéniable au développement de la collectivité.

Nous citons en terminant Jacques Neno, directeur du projet l’école, le jeu et l’éducation (EJE) :  « Nous sommes indifférents aux différences! Nos manières de penser sont différentes, nous sommes différents les uns des autres et la différence n’est pas dangereuse! Les israéliens construisent des murs, nous construisons des ponts entres les gens et les générations! »

De Palestine- Jour 3 – Enfance en Palestine "Imagine un pays sans armée!"

18 avr

Mardi le 17 avril, la délégation s’est rendue à Jérusalem, dans la vieille ville ainsi que dans le quartier arabe de Bustan. Ce lieu a été la résidence de Sulaiman, il y a plusieurs siècles. Israël, veut récupérer les terrains, afin de (officiellement) construire un parc en son honneur. Actuellement, 88 maisons sont ciblées et menacées de destruction et les soldats entreprennent de « convaincre » les citoyens de déguerpir et d’abandonner leur maison, pour construire le site.

Les raisons officielles invoquées par Israël sont que les maisons bâties sur ces terrains ne possèdent pas de permis et ne sont pas conformes aux normes. Les citoyens rétorquent qu’ils sont les arrières, arrières, etc. petits enfants de Sulaiman et que le droit de propriété devrait être démontré depuis le temps. D’autant plus comment Israël peut-il se reclamer de ces propriétés alors que cet Etat a été créé en 1947?

Voici en rafale ce que nous avons entendu dans nos discussions avec différents citoyens et résidents de ce quartier, tant sur les méthodes utilisées, leurs commentaires, nos impressions, bref nous vous transmettons la parole des personnes que nous avons rencontrés… à vous de transmettre à  votre tour, pour que rien ne soit oublié et que les choses changent!

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